La parodontite est une maladie infectieuse chronique qui s’attaque silencieusement aux tissus de soutien de la dent : gencive, os, ligament. Si elle n’est pas traitée à temps, elle peut entraîner un déchaussement progressif, des mobilités dentaires et, à terme, la perte des dents.
Invisible mais redoutable, elle impacte bien plus que le sourire. Elle est aujourd’hui reconnue comme un facteur de risque systémique (maladies cardiovasculaires, diabète, complications pendant la grossesse…). Sa prise en charge constitue donc un enjeu essentiel, à la fois médical, fonctionnel et esthétique.
Tout commence par un bilan parodontal complet. Cette consultation comprend un examen clinique approfondi, des radiographies ciblées, et parfois une cartographie numérique de votre parodonte.L’objectif : poser un diagnostic précis, évaluer le niveau de destruction tissulaire et identifier les facteurs de risque individuels.
Le cœur du traitement repose sur une élimination minutieuse du tartre, du biofilm et des bactéries pathogènes sur et sous la gencive (poches parodontales).
Nous utilisons des technologies modernes et non invasives, comme les ultrasons et les aéropolisseurs spécialisés, pour retirer mécaniquement ces dépôts sans abîmer les tissus.Une ou plusieurs séances peuvent être nécessaires, et la prise en charge est complètement indolore.
Six à huit semaines après l’assainissement, une séance de réévaluation est indispensable. Elle permet de contrôler l’évolution des tissus, la cicatrisation et la réduction des poches parodontales.Lorsque certaines zones restent pathologiques, des traitements chirurgicaux de régénération peuvent être nécessaires.
La parodontite ne se « guérit » pas au sens classique du terme : elle se stabilise, et c’est le suivi régulier qui permet de maintenir cet équilibre dans le temps.
C’est pourquoi nous mettons en place une phase de maintenance personnalisée, avec des séances tous les 3 à 12 mois, adaptées au niveau de risque du patient. Ces rendez-vous sont aussi l’occasion de renforcer les éléments de prévention, afin d’ancrer les bons réflexes dans la durée.
Saignements lors du brossage, mauvaise haleine persistante, gencives qui se rétractent, dents qui bougent… Si vous constatez l’un de ces symptômes, un bilan s’impose.
Non. Les séances de débridement sont complètement indolores. Les suites sont simples, avec parfois une légère sensibilité temporaire.
Pas directement. Mais les bactéries impliquées peuvent se transmettre au sein d’un couple ou d’une famille, surtout si l’hygiène est insuffisante. Le risque est surtout lié à la réponse individuelle de chaque organisme.
Oui, dans la majorité des cas. Si l’atteinte n’est pas trop avancée et si le traitement est mis en place à temps, la mobilité peut diminuer et la dent être conservée durablement.
Le traitement initial s’étale généralement sur quelques semaines. Ensuite vient la phase de stabilisation, suivie de la maintenance à long terme.
Parce que la parodontite est une maladie chronique. Elle peut récidiver silencieusement si l’équilibre est rompu. Un suivi régulier est donc la seule garantie pour préserver les résultats obtenus.
Oui. La parodontite augmente le risque de nombreuses pathologies générales. La bouche est une porte d’entrée vers l’ensemble du corps : traiter les gencives, c’est aussi protéger sa santé globale.
Aujourd’hui, on estime qu’au moins 50 % des patients de plus de 50 ans présentent une maladie parodontale à un stade plus ou moins avancé.
À découvrir également :